© Aleksander Drakulic 2017-2019

CINETIQUE / PASSIVE MOTION PROJECT 

"CINETIQUE", Stoffen

Kunstraum Stoffen,

February 23 to March 31, 2019

Stadler Str. 2, Stoffen, Germany

 

"CINETIQUE", Vienna, 

Sehsaal Art Gallery,

8 jan. - 24 jan 2019,

Zentagasse 38, 1050 Vienna, Austria

"CINETIQUE", Kranj, 

Mala Galerija, Kranj,

2 oct. - 4 nov 2018,

Glavni trg. 4000 Kranj, Slovenia

"CINETIQUE", Budapest, 

Saxon Art Gallery,

15 jan. - 15 march 2017,

Szív utca 38. 1063 Budapest, Hungary

 

L´exposition "CINETIQUE",

Galerie Abstract Project,

26 oct. - 4 nov. 2017,

5 rue des Immeubles Industriels, Paris, France

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Nach Paris, Budapest, Kranj und Wien zeigt die Galerie  – als letzte Station –  die Wanderausstellung  Cinétique, Kunstraum Stoffen >

Die Ausstellung „Cinetique“ ist die erste Ausgabe der Reihe MOCCA (= MORE OPEN CONCEPTIONAL CONCRETE ARTISTS), die von nun an einmal im Jahr geometrisch-konzeptuelle Malerei in ihrer zeitgenössischen bzw. geschichtlichen Ausformung diskutierten soll.

 

Geometrisch-konzeptuelle Malerei von:
David Apikian, Françoise Aubry, Milija Belić, Joël Besse, Charles Bézie, Francesc Bordas, Jean-Luc Bruckert, Natacha Caland, Delnau, Aleksander Drakulič, Pascal Fancony, Maria Arvelaiz Gordon, Ingrid Hornef, Gerhard Hotter, Viktor Hulík, Yumiko Kimura, Philippe Rips, János Szász Saxon, Jun Sato, Go Segawa, Roger Vilder

 

- Barbara Hoeller, Sehsaal, Vienna

In „MOCCA 01 Cinetique“ wird das Thema Bewegung von Künstler*innen aus Armenien, Deutschland, Frankreich, Japan, Slowakei, Slowenien, Serbien, Spanien, Ungarn und Venezuela in abstrakt geometrischer Sprache und kleinem Format bearbeitet.

About
Die Ausstellung zeigt das große Interesse an kinetischen Ideen innerhalb der konkreten Kunst sowie Visionen, die auf der Wahrnehmung von Zeit beruhen und daraus resultierende Bewegungen und Rhythmen in aktuelles schöpferisches Denken integrieren.

Catchit03, Kinetic Triangles, 2017

UV print on Coated Alloy, 60x60 cm

ABOUT EXHIBITION "CINETIQUE"

 

David Apikian,

Maria Arvelaiz Gordon,

Françoise Aubry,

Milija Belic,

Joël Besse,

Charles Bézie,

Francesc Bordas,

Jean-luc Bruckert,

Natacha Caland,

Delnau,

Aleksander Drakulic,

Pascal Fancony,

Ingrid Hornef,

Gerhard Hotter,

Viktor Hulík,

Yumiko Kimura,

Philippe Rips,

Jun Sato,

Saxon,

Go Segawa,

Roger Vilder

 

Ce qui a marqué le tournant dans la pensée créatrice contemporaine, c’est certainement cette conscience soudaine de l’inséparabilité spatio- temporelle, révélée aussi simultanément dans les théories scientifiques lesæ plus avancées. Le mouvement et le rythme entrent par la grande porte dans la pratique artistique pour s’imposer souvent, et surtout grâce à l’avancée incessante de l’art abstrait, comme le seul vrai sujet et le signe incontestable de la modernité.

 

La vision, auparavant immuable, commence à s’étendre dans la durée, soit par le mouvement réel, soit par l’addition des instants successifs créant par conséquence un mouvement fictif rétinien. Le cinétique passe à l’optique avec toutes ses implications perceptives et psychologiques entrainant une œuvre qui englobe dans son intégralité non seulement le substantiel, mais surtout le devenir.

Il s’établit une nouvelle dialectique du réel et de l’imaginaire qui engendre des images et des formes spatiales dynamisées. La réalité et la matière se dévoilent comme des flux d’énergie. L’image s’ouvre par ses intersections fragmentées : le mouvement et le rythme deviennent la ressource d’une nouvelle expressivité. Il ne s’agit plus de la reproduction ou de l’imitation, mais d’une analogie plastique basée sur l’appréhension d’une réalité dynamique et vivante, de formes qui n’embrassent plus seulement l’espace, mais aussi le temps, de formes qui ne peuvent plus se priver de cette pensée temporelle. L’artiste façonne le temps comme il façonne l’espace.

 

Ainsi les Cubistes, qui ont suivi le chemin bien tracé de Cézanne par le fraction-nement du réel, les Futuristes par la dynamisation de la vision, commencée déjà dans l’expérimentation photographique de Muybridge et Marey, ensuite passée par la conceptualisation de Duchamp, sans oublier les Constructivistes russes, le Suprématisme extrasensoriel de Malevitch et ses perspectives cosmiques, le Néoplasticisme idéalisé de Mondrian ou l’Orphisme lumineux de Kupka et surtout des Delaunay, apparaissent comme les précurseurs d’un art appelé aujourd’hui en toute légitimité « Art Cinétique ». Ce courant artistique, représenté par ses protagonistes historiques comme Vasarely, Soto, Agam, Morellet, Cruz-Diez, Le Parc ou Molnar, est au cœur de l’actualité des dernières décennies.

 

Il est profondément ancré dans un esthétisme largement géométrisant, expression fidèle d’une sensibilité associée entièrement à cette nouvelle ère galopante et incontournable du numérique et à ses enseignements sortis directement d’une logique cybernétique ultrasophistiquée.

 

Milija Belic,

Commissaire de l’exposition